ADAMI ou SPEDIDAM : est-ce obligatoire pour un artiste-interprète ?

17 février 2021 3 min Tarik Hamiche, Producteur à Succès

À propos de cette vidéo

Tu chantes, tu rappes, tu joues sur les morceaux des autres ou tu fais des chœurs en studio, et tu te demandes si tu dois vraiment passer par l'ADAMI ou la SPEDIDAM. Dans cette vidéo courte, Tarik Hamiche répond à une question qu'il entend sans cesse : l'adhésion est-elle une obligation, ou une simple option administrative ?

Sur le plan légal, personne ne te force à t'inscrire. Mais dans les faits, c'est la seule porte d'accès à tes droits voisins d'interprète. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, ces sommes ne tombent pas toutes seules sur ton compte comme par magie : sans adhésion et sans déclaration de tes participations, tu ne perçois rien, et l'argent finit redistribué à d'autres ayants droit une fois le délai de prescription écoulé.

La vidéo rappelle aussi la logique de répartition entre les deux sociétés. L'ADAMI s'adresse aux artistes principaux, ceux dont le nom apparaît sur la sortie ; la SPEDIDAM couvre les musiciens accompagnateurs, sessionnistes et choristes. Comme beaucoup de profils indépendants (beatmakers, directeurs artistiques, multi-instrumentistes) changent de rôle d'un projet à l'autre, s'inscrire aux deux est souvent la bonne décision, d'autant que l'entrée est peu coûteuse et sans cotisation annuelle.

Cette vidéo s'adresse aux artistes qui débutent, aux musiciens de studio et à tous ceux qui confondent encore droits d'auteur (SACEM) et droits voisins d'interprète.

Ce que tu retiens

  • Aucune loi n'impose l'adhésion, mais sans elle tu ne touches aucun droit d'interprète
  • L'ADAMI gère les artistes principaux, la SPEDIDAM les accompagnateurs
  • Ton rôle sur chaque enregistrement détermine l'organisme compétent
  • Cumuler les deux adhésions est possible et souvent recommandé
  • Adhérer ne suffit pas : il faut aussi déclarer ses participations