Qu'est-ce qu'un mémo deal en musique ?
12 septembre 2021 6 min Tarik Hamiche, Producteur à Succès
À propos de cette vidéo
Dans la musique, beaucoup de collaborations démarrent sur une poignée de main, un vocal WhatsApp ou un simple « on verra plus tard ». Tant que le morceau ne rapporte rien, personne ne s'en inquiète. Dans cette courte vidéo d'environ 6 minutes, Tarik Hamiche présente le mémo deal, l'outil qui permet de figer ce qui a été décidé avant que les souvenirs divergent.
Le principe est simple : un document court, rédigé au moment de la collaboration, qui identifie les participants, ce que chacun apporte et la part qui lui revient. Ce n'est pas un contrat de cinquante pages, mais une trace écrite et partagée, qui sert de base aux étapes suivantes : déclaration de l'œuvre, contrat de featuring, répartition des revenus.
L'enjeu est concret. Sans écrit, la loi française ne fixe pas les parts des coauteurs à leur place, et la SACEM répartit alors à égalité entre coauteurs d'une même catégorie, quelle que soit la contribution réelle de chacun. Un simple message ne vaut pas contrat, et toute cession de droits exige un écrit. Le mémo deal évite ces situations où un titre se retrouve bloqué ou des revenus gelés par un désaccord.
La vidéo s'adresse aux artistes, beatmakers, topliners et producteurs qui enchaînent les sessions et les featurings, et qui veulent protéger à la fois leurs droits et leurs relations artistiques.
Ce que tu retiens
- Un accord oral ne protège personne quand le morceau commence à rapporter
- Le mémo deal fixe par écrit les participants et la part de chacun
- Sans accord écrit, la SACEM répartit à parts égales entre coauteurs d'une même catégorie
- Toute cession de droits doit être formalisée par écrit