Les droits en musique : comment ça marche ?

24 mars 2024 10 min Tarik Hamiche, Producteur à Succès

À propos de cette vidéo

Un morceau ne rapporte pas une seule sorte de revenu, mais plusieurs, versés à des personnes différentes par des organismes différents. Dans cette vidéo, Tarik Hamiche, producteur indépendant certifié or et platine, démêle ce système pour que tu saches enfin quelles lignes de revenus te concernent et lesquelles tu laisses filer.

Il part de la création elle-même : dès que tu écris un texte ou une mélodie, tu détiens des droits, sans formalité. Tu verras la différence entre la part morale, qui reste attachée à ton nom pour toujours, et la part patrimoniale, celle qui génère de l'argent quand l'œuvre passe en radio, en streaming, en concert ou dans un film. La SACEM sert d'intermédiaire entre les créateurs et les diffuseurs : elle encaisse auprès d'eux puis reverse aux auteurs et compositeurs.

Vient ensuite l'enregistrement, qui ouvre une seconde famille de droits. Celui qui finance le master devient producteur et perçoit des droits sur cette bande, via la SCPP ou la SPPF. Les interprètes, eux, passent par l'ADAMI pour les artistes principaux et par la SPEDIDAM pour les musiciens d'accompagnement. Le rôle de l'éditeur musical est aussi abordé.

La vidéo s'adresse aux artistes, beatmakers et producteurs qui débutent ou qui n'ont jamais pris le temps de comprendre la mécanique. Le message central : si tu écris, composes et finances toi-même tes enregistrements, tu peux cumuler plusieurs casquettes, à condition de déclarer chacune auprès du bon organisme.

Ce que tu retiens

  • Une œuvre est protégée dès sa création, sans dépôt obligatoire
  • La SACEM collecte et reverse les droits d'auteur des auteurs et compositeurs
  • Le producteur qui finance l'enregistrement détient des droits sur le master (SCPP ou SPPF)
  • ADAMI pour les interprètes principaux, SPEDIDAM pour les musiciens d'accompagnement
  • Un artiste autoproduit peut cumuler droits d'auteur et droits de producteur