23 juin 2026 Tarik Hamiche 16 min de lecture

SIMIM Belgique 2026 : guide complet des droits voisins du producteur (adhésion, ce qu'elle rapporte)

SIMIM Belgique 2026 : guide complet des droits voisins du producteur (adhésion, ce qu'elle rapporte)

Si tu es producteur en Belgique, il y a de fortes chances qu’une partie de tes droits dorme quelque part. Pas parce que tu fais mal ton métier, mais parce que les droits voisins du producteur sont l’angle mort numéro un des indépendants. La SIMIM perçoit chaque année plusieurs millions d’euros pour les producteurs belges, et une part finit non réclamée faute d’affiliation ou de déclaration correcte.

Je suis Tarik Hamiche, producteur certifié disque d’or et de platine en totale indépendance, fondateur de Muzisecur. J’ai vu des dizaines de catalogues passer entre nos mains, et le constat est presque toujours le même : des enregistrements jamais déclarés, des droits voisins jamais collectés, de l’argent laissé sur la table. Voici donc le guide complet de la SIMIM, la société belge des droits voisins des producteurs : ce qu’elle est, ce qu’elle collecte, comment y adhérer, combien ça rapporte, et comment t’articuler avec la France si tu y exploites aussi ta musique.

La SIMIM en un coup d’œil

ÉlémentDétail
Nom completSIMIM, Société de l’Industrie Musicale
RôleDroits voisins des producteurs de phonogrammes
PaysBelgique
Création21 juin 1995
MembresPlus de 2 700 producteurs affiliés
PerçoitRémunération équitable, copie privée, câble, reproduction, radios
Adhésion mandataireGratuite, sans condition
Adhésion associéPart de 1 250 €, activité principale producteur, 50 enregistrements sur 5 ans
ISRCAgence nationale ISRC pour la Belgique
Répartitions2 fois par an, versement sous 6 mois
Équivalent FranceSCPP et SPPF

C’est quoi la SIMIM ?

La SIMIM (Société de l’Industrie Musicale) est la seule société belge de gestion collective des droits voisins des producteurs de musique. Concrètement, elle perçoit et redistribue l’argent qui revient aux producteurs de phonogrammes quand leurs enregistrements sont exploités d’une manière qui relève de la gestion collective : passages radio et TV, diffusion dans des lieux publics, copie privée, retransmission par câble.

Fondée le 21 juin 1995, elle réunit aujourd’hui plus de 2 700 membres producteurs. Son rôle est simple à comprendre une fois qu’on distingue les trois familles de droits dans la musique :

  • les droits d’auteur, qui appartiennent à l’auteur et au compositeur (en Belgique : la SABAM) ;
  • les droits voisins de l’interprète, qui appartiennent au musicien ou au chanteur (en Belgique : PlayRight) ;
  • les droits voisins du producteur, qui appartiennent à celui qui a financé et fixé l’enregistrement (en Belgique : la SIMIM).

La SIMIM ne s’occupe donc ni des droits d’auteur, ni des droits de l’interprète. Elle défend une seule casquette : celle du producteur, c’est-à-dire la personne ou la structure qui détient le master. Si tu as financé tes enregistrements, que tu sois un label ou un artiste autoproduit, c’est toi le producteur, et c’est la SIMIM qui perçoit tes droits voisins en Belgique.

Ce que la SIMIM collecte pour toi, et combien

La SIMIM intervient sur plusieurs catégories de droits du producteur. On peut les regrouper ainsi :

  • Droits exclusifs : reproduction, distribution, location.
  • Licence légale : rémunération équitable, copie privée, utilisation par les radios.
  • Gestion collective : retransmission par câble, musique d’ambiance, productions audiovisuelles, applications Internet.

Pour comprendre où va réellement l’argent, le plus parlant est de regarder la répartition de ses perceptions. Voici la composition de la distribution 2024 de la SIMIM.

Répartition des perceptions de la SIMIM en 2024 : rémunération équitable, câble, reproduction, copie privée, radios La rémunération équitable représente plus de la moitié de ce que perçoit la SIMIM pour les producteurs.

Concrètement, en 2024 :

  • Rémunération équitable : 50,6 %. C’est le poste principal. Dès qu’un lieu public, une radio ou une chaîne diffuse de la musique enregistrée, il doit une rémunération équitable, partagée entre producteurs et interprètes. La part producteur revient à la SIMIM.
  • Droits câble : 15,65 %. La retransmission par câble des programmes contenant de la musique.
  • Reproduction : 14,84 %. Les droits liés à la reproduction des phonogrammes dans certains usages.
  • Copie privée : 9,29 %. La compensation pour les copies réalisées par les particuliers à usage privé, financée par une redevance sur les supports et appareils.
  • Radios : 8,28 %. Les droits spécifiquement liés à la diffusion radio.

Pour bien saisir d’où vient la rémunération équitable et comment elle fonctionne aussi en France, notre article sur la rémunération équitable et les droits voisins éclaire le mécanisme côté interprète, qui est le miroir exact de la part producteur.

SIMIM, PlayRight, SABAM : qui fait quoi en Belgique

C’est le point qui crée le plus de confusion, alors clarifions-le une fois pour toutes. En Belgique, trois sociétés se partagent la gestion collective de la musique, une par casquette.

Le trio belge des droits musicaux : SABAM pour les auteurs, PlayRight pour les interprètes, SIMIM pour les producteurs Trois casquettes, trois sociétés. La SIMIM gère uniquement la part du producteur.

  • SABAM gère les droits d’auteur : la composition et les paroles. Si tu as écrit ou composé le titre, c’est la SABAM qui perçoit pour toi. (Voir notre guide sur l’adhésion à la SABAM.)
  • PlayRight gère les droits voisins de l’interprète : si tu chantes ou joues sur l’enregistrement. (Voir notre guide sur l’adhésion à PlayRight.)
  • SIMIM gère les droits voisins du producteur : si tu as financé et détiens le master.

La clé à retenir : ces casquettes ne s’excluent pas. Un artiste belge autoproduit est très souvent les trois à la fois. Il a alors intérêt à être affilié aux trois sociétés, car chacune lui verse une part différente sur la même exploitation. Sur la rémunération équitable, par exemple, la part voisine est répartie 50/50 entre PlayRight et la SIMIM : si tu es à la fois interprète et producteur, tu touches les deux moitiés, une via chaque société.

Laisser une de ces trois cases vide, c’est renoncer à une partie de tes revenus sans même t’en rendre compte.

Mandataire ou associé : les deux voies d’adhésion

La SIMIM propose deux manières de devenir membre, et la distinction est importante pour ne pas se compliquer la vie inutilement.

Adhésion à la SIMIM : la voie mandataire gratuite contre la voie associé à 1 250 euros Pour la plupart des producteurs indépendants, la voie mandataire gratuite suffit largement.

1. Adhésion en tant que mandataire (gratuite). Tu donnes simplement mandat à la SIMIM de percevoir, à ton compte, les droits gérés collectivement. Cette adhésion est entièrement gratuite et sans condition particulière. C’est la voie naturelle pour l’immense majorité des producteurs indépendants : tu confies la perception à la SIMIM, tu déclares ton répertoire, tu touches tes droits, sans débourser un euro d’entrée.

2. Adhésion en tant qu’associé (part de 1 250 €). Pour devenir associé de la SIMIM, il faut acquérir une part d’une valeur de 1 250 €. Deux conditions s’ajoutent :

  • ton activité principale, en tant que personne physique ou entreprise, doit être la production de phonogrammes ;
  • tu dois avoir produit ou être propriétaire d’au moins 50 enregistrements musicaux au cours des 5 dernières années.

Le statut d’associé donne une voix dans la gouvernance de la société, mais il n’est ni nécessaire ni recommandé pour un producteur qui veut simplement percevoir ses droits. Commence toujours par la voie mandataire : tu pourras envisager le statut d’associé plus tard si ton activité de production le justifie vraiment.

Comment adhérer à la SIMIM, étape par étape

Voici le parcours concret pour t’affilier et commencer à percevoir.

  1. Réunis tes informations de producteur. Statut juridique (personne physique ou société), coordonnées, identité du détenteur des masters.
  2. Inscris-toi sur le portail membre de la SIMIM via le site officiel et choisis la voie mandataire (gratuite) sauf si tu remplis les conditions d’associé et que tu veux ce statut.
  3. Signe le mandat de gestion. C’est ce document qui autorise la SIMIM à percevoir pour ton compte.
  4. Déclare ton répertoire. Liste tes enregistrements avec leurs codes ISRC, dates de production et ayants droit. C’est l’étape la plus importante : sans déclaration complète, la SIMIM ne peut pas t’identifier lors des répartitions.
  5. Tiens ton catalogue à jour. Chaque nouvelle sortie doit être déclarée pour que ses droits te reviennent.

La déclaration du répertoire est exactement le type de tâche fastidieuse mais décisive que les producteurs négligent. C’est aussi le moment où une erreur de codage ISRC ou un oubli te coûte des droits pendant des années.

La SIMIM, agent ISRC en Belgique

Détail crucial souvent ignoré : la SIMIM est l’agence nationale ISRC pour la Belgique. Elle attribue gratuitement un préfixe ISRC aux producteurs qui veulent coder eux-mêmes leurs enregistrements.

L’ISRC (International Standard Recording Code) est l’identifiant unique de chaque enregistrement. C’est lui qui permet de relier une diffusion, un stream ou une copie à un producteur précis, et donc de faire remonter l’argent au bon endroit. Sans ISRC correct, tes droits voisins et une partie de tes royalties de streaming peuvent tout simplement ne jamais t’être attribués.

Si le sujet de l’ISRC n’est pas clair pour toi, on a un guide dédié : le code ISRC expliqué simplement. Bien gérer ses ISRC, c’est la fondation de toute collecte de droits voisins propre, en Belgique comme ailleurs.

Combien rapporte la SIMIM à un producteur indépendant

La question revient toujours, et la réponse honnête est : cela dépend de l’exploitation de ton catalogue. La SIMIM ne distribue pas un montant fixe par membre, elle répartit ce qu’elle collecte au prorata de l’exploitation réelle de chaque enregistrement.

Les variables qui font monter tes droits :

  • le nombre d’enregistrements que tu produis et déclares ;
  • leur diffusion radio et TV en Belgique ;
  • leur présence en lieux publics (commerces, bars, événements) qui alimentent la rémunération équitable ;
  • la copie privée, proportionnelle à l’exploitation globale.

Un producteur avec deux ou trois titres peu diffusés touchera des sommes modestes. Un catalogue régulièrement programmé sur les radios belges peut, lui, générer des montants annuels significatifs, surtout via la rémunération équitable qui pèse plus de la moitié des perceptions de la SIMIM.

Le point essentiel n’est pas le montant exact, c’est ceci : ces droits ne te sont versés que si tu es affilié et si tes enregistrements sont correctement déclarés. Sinon, ta part reste dans le pot commun et profite aux autres. Pour avoir une vision claire de tout ce que ta musique peut générer, au-delà de la seule SIMIM, tu peux aussi utiliser notre simulateur de droits gratuit, qui estime tes revenus streaming, concert et radio par casquette.

SIMIM ou SCPP et SPPF : le producteur belge qui sort en France

Beaucoup de producteurs belges exploitent aussi leur musique en France, et c’est là que la question des territoires devient concrète. La SIMIM est l’équivalent belge des deux sociétés de producteurs françaises : la SCPP et la SPPF.

Couverture des droits voisins du producteur : SIMIM en Belgique, SCPP ou SPPF en France Un producteur actif des deux côtés de la frontière a intérêt à être couvert en Belgique et en France.

Le principe est simple :

  • tes droits voisins exploités en Belgique relèvent de la SIMIM ;
  • tes droits voisins exploités en France relèvent de la SCPP ou de la SPPF (tu choisis l’une des deux côté français).

Ces sociétés ont des accords de réciprocité : une société peut récupérer pour toi des sommes perçues sur un autre territoire. Mais en pratique, pour maximiser et fiabiliser ta collecte, un producteur réellement actif dans les deux pays a intérêt à être correctement affilié et déclaré de chaque côté, plutôt que de compter uniquement sur les flux indirects.

Pour comprendre le choix français entre les deux sociétés, on a deux guides détaillés : l’adhésion à la SCPP et l’adhésion à la SPPF. Et pour ne pas oublier l’autre obligation française du producteur, pense à la déclaration annuelle des ventes.

Le meilleur des deux mondes : la fragmentation territoriale

Voici la stratégie la plus puissante que nous déployons pour nos membres belges, et celle dont nous sommes le plus fiers chez Muzisecur. Via Muzisecur, nous avons déjà accompagné plusieurs éditeurs, auteurs, compositeurs et producteurs belges, et l’apport qui a le plus changé la donne pour eux porte un nom : la fragmentation territoriale.

Le principe est simple. Plutôt que de confier la gestion mondiale de tes droits à une seule société, tu adhères à la société la plus pertinente, territoire par territoire. Pour la Belgique, tu restes à la SIMIM (et à la SABAM ou PlayRight selon tes casquettes). Pour la France, tu adhères par exemple à la SPPF. Et ainsi de suite dans les autres zones où ta musique est exploitée, via les organismes équivalents.

Pourquoi c’est décisif, concrètement :

  • tu continues de collecter tes droits en Belgique via la SIMIM, comme tout producteur belge ;
  • tu restes éligible aux aides financières réservées exclusivement aux Belges, parce que tu gardes ton ancrage belge ;
  • mais tu n’es plus limité : tes droits français sont optimisés via la SPPF, tes droits d’autres pays via leurs sociétés locales.

Le résultat, pour les artistes que nous avons accompagnés, c’est littéralement le meilleur des deux mondes, et souvent de plusieurs. Ils gardent l’éligibilité aux dispositifs belges tout en maximisant leur collecte là où leur musique tourne réellement. C’est exactement le genre de montage qui sépare un producteur qui laisse filer des droits d’un producteur qui exploite son catalogue à 100 %.

Si le sujet t’intéresse au-delà de la seule Belgique, on a creusé la mécanique en détail dans notre guide sur la fragmentation territoriale.

Les erreurs qui te coûtent des droits voisins

Voici les fautes qu’on rencontre le plus souvent chez les producteurs, et qui se traduisent directement en argent perdu.

  • Ne pas être affilié du tout. Beaucoup de producteurs pensent que leur distributeur s’occupe de tout. Faux : le distributeur gère les droits exclusifs et le streaming, pas la gestion collective. La SIMIM, c’est une démarche distincte.
  • Confondre les casquettes. S’inscrire comme interprète chez PlayRight en oubliant la part producteur de la SIMIM (ou l’inverse). Quand tu es autoproduit, tu dois couvrir les deux.
  • Mal coder ou oublier les ISRC. Un enregistrement sans ISRC propre est presque impossible à rattacher à son producteur lors des répartitions.
  • Ne pas déclarer son répertoire. L’affiliation seule ne suffit pas : sans déclaration complète et à jour, la SIMIM ne sait pas que ces enregistrements sont les tiens.
  • Ignorer la dimension transfrontalière. Sortir en France sans couvrir ses droits voisins côté SCPP ou SPPF, c’est laisser filer une partie de ses revenus français.

Chacune de ces erreurs paraît anodine. Cumulées sur un catalogue et plusieurs années, elles représentent des sommes très réelles.

Comment Muzisecur t’accompagne

C’est précisément pour éliminer ces angles morts que Muzisecur existe. Notre métier, c’est de sécuriser tous les revenus d’un producteur, en Belgique comme à l’international, sans qu’il ait à devenir expert en gestion collective.

Concrètement, pour un producteur :

  • on structure tes adhésions auprès des bons organismes selon tes casquettes (producteur, et le cas échéant interprète et auteur) ;
  • on met de l’ordre dans tes ISRC et on déclare ton répertoire proprement, pour que chaque enregistrement remonte à toi ;
  • on assure ta distribution digitale et le suivi de tes royalties en parallèle de la gestion collective ;
  • on t’aide à couvrir tes droits des deux côtés de la frontière quand tu exploites en Belgique et en France.

Tu gardes 100 % de tes droits et de tes masters. Nous, on fait en sorte qu’aucune part ne reste dans le pot commun faute de paperasse. Ton temps doit servir à produire de la musique, pas à courir après des répartitions.

Tu veux savoir ce que tu laisses sur la table en ce moment ?

Réserve un appel découverte gratuit avec l’équipe Muzisecur. On audite ton catalogue, tes affiliations, tes ISRC et ta couverture des droits voisins en Belgique et en France. Tu repartiras avec une vision claire de ce qui dort et de l’ordre dans lequel aller le récupérer.

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FAQ SIMIM Belgique

C’est quoi la SIMIM en Belgique ?

La SIMIM (Société de l’Industrie Musicale) est la seule société belge de gestion collective des droits voisins des producteurs de phonogrammes. Fondée le 21 juin 1995, elle compte plus de 2 700 membres et perçoit pour les producteurs la rémunération équitable, la copie privée, les droits câble, la reproduction et les droits liés aux radios. Elle est aussi l’agent local de l’ISRC en Belgique. La SIMIM est l’équivalent belge des sociétés de producteurs SCPP et SPPF en France.

Combien coûte l’adhésion à la SIMIM ?

Il existe deux voies. L’adhésion en tant que mandataire est entièrement gratuite et sans condition : tu donnes simplement mandat à la SIMIM de percevoir tes droits gérés collectivement. L’adhésion en tant qu’associé suppose l’acquisition d’une part d’une valeur de 1 250 €, avec deux conditions : ton activité principale doit être la production de phonogrammes, et tu dois avoir produit ou posséder au moins 50 enregistrements musicaux sur les 5 dernières années. Pour la grande majorité des producteurs indépendants, la voie du mandataire gratuit suffit.

Que collecte la SIMIM pour un producteur ?

La SIMIM perçoit les droits voisins du producteur : la rémunération équitable (radios, TV, lieux publics qui diffusent de la musique enregistrée), la copie privée, les droits de retransmission par câble, les droits de reproduction, ainsi que les droits liés à la musique d’ambiance, aux productions audiovisuelles et aux applications Internet. En 2024, sa répartition se composait à 50,6 % de rémunération équitable, 15,65 % de droits câble, 14,84 % de reproduction, 9,29 % de copie privée et 8,28 % de radios.

Quelle est la différence entre la SIMIM et PlayRight ?

La SIMIM perçoit les droits voisins des producteurs de phonogrammes, tandis que PlayRight perçoit les droits voisins des artistes-interprètes (musiciens, chanteurs). Les deux sociétés sont complémentaires : la rémunération équitable, par exemple, est répartie en parts égales entre PlayRight (pour les interprètes) et la SIMIM (pour les producteurs). Si tu es à la fois producteur et interprète de tes titres, tu peux toucher des deux côtés, via la SIMIM pour ta casquette de producteur et via PlayRight pour ta casquette d’interprète.

La SIMIM est-elle l’équivalent de la SACEM ?

Non. La SACEM gère les droits d’auteur (la composition, les paroles), pas les droits voisins. En Belgique, l’équivalent de la SACEM côté droits d’auteur est la SABAM. La SIMIM, elle, gère les droits voisins des producteurs, ce qui correspond plutôt à la SCPP ou la SPPF en France. Auteur, interprète et producteur sont trois casquettes distinctes, gérées par trois sociétés différentes : SABAM, PlayRight et SIMIM en Belgique.

La SIMIM attribue-t-elle les codes ISRC ?

Oui. La SIMIM est l’agence nationale ISRC pour la Belgique. Elle attribue gratuitement un code d’enregistrement (préfixe ISRC) aux producteurs qui souhaitent coder eux-mêmes leurs enregistrements. L’ISRC est indispensable pour identifier chaque enregistrement et faire remonter correctement tes droits voisins et tes royalties de streaming.

À quelle fréquence la SIMIM verse-t-elle les droits ?

La SIMIM procède à deux répartitions par an. Les sommes collectées sont versées aux membres dans un délai maximum de 6 mois après leur perception. Comme pour toutes les sociétés de gestion collective, il y a un décalage normal entre l’exploitation d’un enregistrement et le versement effectif des droits correspondants.

Un producteur étranger peut-il adhérer à la SIMIM ?

La SIMIM gère prioritairement les droits exploités sur le territoire belge. Un producteur établi en Belgique a tout intérêt à s’affilier directement. Un producteur étranger dont les enregistrements sont diffusés en Belgique peut percevoir des droits via les accords de réciprocité entre sociétés, généralement par l’intermédiaire de sa société nationale (par exemple la SCPP ou la SPPF en France), qui se charge de récupérer les sommes auprès de la SIMIM.

Faut-il être affilié à la SIMIM et à la SCPP ou la SPPF en même temps ?

Si tu produis et exploites en Belgique, la SIMIM est ta société de référence. Si tu exploites aussi en France, tes droits voisins français relèvent de la SCPP ou de la SPPF. Tu n’as pas à t’affilier deux fois pour le même territoire, mais selon ton activité transfrontalière, il peut être pertinent d’être couvert des deux côtés. C’est exactement le type d’arbitrage que Muzisecur aide les producteurs à clarifier.

Peut-on adhérer à la SIMIM et à d’autres sociétés à l’étranger en même temps ?

Oui, et c’est même une stratégie puissante appelée fragmentation territoriale. Tu restes affilié à la SIMIM pour la Belgique, et tu adhères à la société la plus pertinente dans chaque autre territoire où ta musique est exploitée (par exemple la SPPF en France). Cela te permet de collecter au mieux partout, tout en gardant ton ancrage belge et l’éligibilité aux aides financières réservées aux Belges. Chez Muzisecur, nous avons accompagné plusieurs éditeurs, auteurs, compositeurs et producteurs belges dans cette approche, qui leur a vraiment donné le meilleur des deux mondes : collecte en Belgique via la SIMIM, optimisation en France et ailleurs, sans perdre leurs droits aux dispositifs belges.

Combien rapporte la SIMIM à un producteur indépendant ?

Cela dépend entièrement de l’exploitation de ton catalogue : nombre d’enregistrements, diffusions radio et TV en Belgique, présence en lieux publics, copie privée. Un producteur avec quelques titres peu diffusés touchera des sommes modestes, tandis qu’un catalogue régulièrement diffusé sur les radios belges peut générer des montants significatifs chaque année. La rémunération équitable, qui pèse plus de la moitié des perceptions de la SIMIM, est le principal levier. L’essentiel est d’être affilié et d’avoir déclaré correctement tes enregistrements, sinon ces droits ne te sont jamais versés.

Comment déclarer ses enregistrements à la SIMIM ?

Après ton affiliation, tu déclares ton répertoire via le portail membre de la SIMIM : titres, codes ISRC, dates de production, ayants droit. Une déclaration complète et à jour est indispensable pour que la SIMIM puisse t’identifier comme producteur lors des répartitions. Un catalogue mal déclaré ou incomplet, c’est de l’argent qui reste dans le pot commun au lieu de tomber sur ton compte.

La SIMIM gère-t-elle les revenus de streaming ?

Non, pas directement. Les revenus de streaming relèvent des droits exclusifs du producteur, négociés et versés via ton distributeur digital, pas via la SIMIM. La SIMIM gère les droits voisins de gestion collective : rémunération équitable, copie privée, câble, etc. Les deux sont complémentaires et n’entrent pas en concurrence. Un producteur indépendant a intérêt à sécuriser les deux flux en parallèle.

Conclusion

La SIMIM n’est pas une option, c’est une étape de base pour tout producteur sérieux en Belgique. Elle gère une famille de revenus, les droits voisins du producteur, que personne d’autre ne va chercher à ta place : ni ton distributeur, ni la SABAM, ni PlayRight. Et comme plus de la moitié de ses perceptions vient de la rémunération équitable, ce sont des montants bien réels qui se jouent chaque année.

Le réflexe à avoir est simple : affilie-toi en mandataire (c’est gratuit), déclare proprement ton répertoire avec des ISRC corrects, et tiens ton catalogue à jour. Si tu exploites aussi en France, complète avec la SCPP ou la SPPF. Et si tout cela te semble fastidieux, c’est normal : c’est exactement le genre de gestion que Muzisecur prend en charge pour que tu puisses te concentrer sur la musique.

Si tu veux qu’on regarde ta situation ensemble, réserve ton appel découverte gratuit. Trente minutes, sans engagement, pour savoir précisément ce que tu laisses sur la table, en Belgique comme en France.

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