22 septembre 2026 · Mis à jour le 22 septembre 2026 Tarik Hamiche 12 min de lecture

Muzisecur de l'intérieur : la visite guidée de l'application qui gère l'administratif de ta musique

Muzisecur de l'intérieur : la visite guidée de l'application qui gère l'administratif de ta musique

Muzisecur est une application qui prend en charge l’administratif d’un artiste ou d’un label : contacts, catalogue, contrats générés automatiquement, distribution digitale, adhésions à la SACEM, la SPEDIDAM, l’ADAMI, la SCPP et la SPPF, demandes d’aides et de subventions, crédits d’impôt. Fondée en 2020, elle compte 782 membres actifs dont 108 labels. Le principe est le 10-90 : tu renseignes 10 % des informations, l’équipe fait les 90 % restants.

Je vais te dire un truc que personne ne dit aux artistes, et encore moins aux producteurs qui démarrent.

La moitié de l’argent que tu vas gagner dans ta carrière ne se trouve pas dans la musique. Elle se trouve dans la paperasse.

Dans la gestion de droits. Dans les dépôts d’œuvres faits correctement. Dans les dossiers de demande d’aide et de subvention. Dans les crédits d’impôt phono, édition musicale, spectacle vivant. Dans la déclaration annuelle des ventes, celle qui est obligatoire pour tout producteur de phonogrammes ou de vidéogrammes en France, artistes en autoproduction compris.

La moitié. Vraiment.

Et je sais exactement pourquoi la plupart des artistes laissent cet argent sur la table : parce que c’est chiant, c’est long, et que personne ne leur a expliqué comment faire. C’est pour ça qu’on a créé Muzisecur. Et cette semaine, j’ai filmé l’intérieur de l’application, écran par écran, depuis un espace membre. Pas une démo commerciale de trois minutes : la vraie visite, avec mes commentaires.

Le reste de cet article reprend la visite point par point, pour ceux qui préfèrent lire, et ajoute ce que la vidéo ne dit pas : les chiffres, les tarifs, et ce que Muzisecur ne fait pas.

La moitié de l’argent d’une carrière n’est pas dans la musique

Dans mes formations, j’apprends aux artistes qu’il existe cinq sources de revenus : les ventes dématérialisées, le booking, les droits d’auteur, les droits voisins et les revenus de label. Regarde bien cette liste. Trois sources sur cinq ne dépendent pas d’un public qui écoute ta musique, mais d’un dossier bien fait. Les droits d’auteur, il faut les déclarer. Les droits voisins, il faut y adhérer et déclarer ses ventes. Les revenus de label, ils passent par des contrats qui tiennent.

Et je ne compte même pas ce qui n’est pas dans la liste : les aides, les subventions et les crédits d’impôt, qui ne dépendent que d’un dossier.

Où se trouve l'argent d'un artiste : trois sources de revenus sur cinq dépendent de l'administratif, pas de la musique

Ce n’est pas une intuition, c’est ce que nos dossiers mesurent depuis 2020. Sur les membres qui nous ont confié un dossier d’aide ou de récupération de droits, le montant obtenu se situe entre 2 000 et 4 000 € par dossier monté. Cumulé, ça fait près de 900 000 € d’aides et de subventions obtenues pour nos membres depuis six ans. Et les records donnent la mesure de ce qui dort sur un catalogue : 134 000 € de droits voisins récupérés pour un seul label, 78 000 € de droits d’auteur pour un seul artiste, 70 000 € de droits rétroactifs pour un rappeur qui n’avait jamais rien réclamé.

Le rappeur, je m’en souviens bien. Des années de sorties, de featurings et de refrains posés sur les projets des autres, et pas une déclaration derrière. Pas par négligence : personne ne lui avait jamais dit que ça se déclarait, ni où, ni comment. On a repris son catalogue titre par titre, déclaré ce qui ne l’était pas, réclamé ce qui l’était mal. 70 000 € de droits rétroactifs. De l’argent qui existait déjà, qui l’attendait, et qui serait parti à l’action culturelle au bout du délai de prescription si personne n’avait bougé.

J’ai détaillé tous ces chiffres dans le baromètre 2026 de l’argent non réclamé. Ici, je te montre l’outil qui sert à aller le chercher.

La visite écran par écran

Voilà ce que tu verras dans la vidéo, dans l’ordre où un membre découvre l’application.

Les dix modules de l'application Muzisecur, des contacts à la déclaration de programme SACEM

Les contacts saisis une fois pour toutes

Tu envoies un lien par WhatsApp ou par mail à ton ayant droit, il remplit lui-même ses informations (adresse, numéro de sécurité sociale, tout ce qu’il faut pour un contrat), et il reste en base à vie. Fini de courir après un batteur pendant trois semaines pour faire signer un contrat.

C’est le premier écran de la visite parce que c’est la base de tout le reste : un contrat, une déclaration d’œuvre ou un split sheet, c’est d’abord des gens correctement identifiés. Le détail de la manipulation est dans le tutoriel ajouter un contact sur Muzisecur.

Le catalogue sans doublon d’ISRC

Plus de doublons de code ISRC, plus de « c’est l’œuvre 53 ou 54 ? ». Tu vois d’un coup d’œil ce qui est déposé, ce qui ne l’est pas, et où il manque un contrat.

Un catalogue à jour, ce n’est pas du confort. C’est la condition pour que la déclaration annuelle des ventes soit juste, pour que la SACEM rattache tes diffusions aux bonnes œuvres, et pour qu’un distributeur ne livre pas deux fois le même titre sous deux codes différents.

Le principe du 10-90

Tu renseignes 10 % : le titre, la langue, le genre, qui a fait quoi, qui prend combien. Le reste, c’est nous.

Sur la clé de répartition, on te guide : chaque champ a une vidéo d’explication derrière le petit « i ». Parce que la répartition des droits entre co-auteurs est l’endroit où la plupart des litiges naissent, et que personne ne devrait la remplir en devinant. Le fonctionnement complet de la fiche est décrit dans ajouter et gérer un audio sur Muzisecur.

Les contrats qui se génèrent tout seuls

Cession, édition, coédition : tu n’as plus à te demander lequel il te faut, le système les crée à partir de ce que tu as renseigné sur l’œuvre.

Trois choses à savoir sur ces contrats :

  • Ils sont en marque blanche, avec ton logo. Ton artiste ou ton co-auteur reçoit un contrat à ton nom, pas au nôtre.
  • Ils sont modifiables bloc par bloc. Si tu veux réécrire une clause, tu le peux. Dans ce cas, l’application te prévient que la rédaction devient la tienne : on ne garantit pas une clause qu’on n’a pas écrite.
  • La signature est électronique et certifiée, avec relevés horodatés. Un contrat signé sur Muzisecur est opposable.

La distribution digitale

Nouvelle sortie : tu ajoutes tes titres depuis ton catalogue, tu poses ta date, et l’application te dit clairement que sortir dans moins de 7 jours, c’est risqué. Pas parce que c’est techniquement impossible, mais parce que tu perds le pitch éditorial, le pre-save et la fenêtre où les plateformes regardent une sortie.

La retenue est de 2 %, prélevés à la source sur les revenus de streaming, c’est tout. Elle finance le logiciel qui établit les relevés de royalties automatiquement, et qui évite les erreurs de lecture que je vois partout ailleurs. Parce que le vrai problème de la distribution n’est pas de livrer un fichier, c’est de lire correctement ce qui revient ensuite.

Les adhésions aux organismes

SACEM, SPEDIDAM, ADAMI, SCPP, SPPF. À mon époque, il fallait monter un dossier par organisme. Je m’y suis repris à trois fois pour la SPPF parce que je ne comprenais rien aux mandats. Aujourd’hui : quelques clics, et les informations déjà saisies se réutilisent d’un organisme à l’autre.

On couvre aussi le Canada, la Suisse, la Belgique, le Royaume-Uni, et de plus en plus l’Afrique de l’Ouest. Si tu veux comprendre ce que chaque adhésion débloque avant de te lancer, commence par le guide de l’adhésion SACEM.

Les aides et subventions

C’est la partie que je préfère.

Un test d’éligibilité de 3 minutes, mis à jour en continu, qui mesure ton éligibilité à 32 dispositifs d’aides et te dit exactement auxquels tu as droit. Et le truc qui change tout : les informations que tu remplis une fois se réutilisent partout.

Temps de remplissage d'une demande d'aide sur Muzisecur : 10 à 15 minutes la première, une minute la deuxième, vingt secondes la troisième

Première demande : 10 à 15 minutes. Deuxième : une minute. Troisième : vingt secondes. C’est ce mécanisme qui explique les chiffres du baromètre. Un artiste qui met une heure à monter un dossier en fait un par an, quand il y pense. Un artiste qui met vingt secondes en fait un à chaque sortie.

Le crédit d’impôt phonographique passe par le même circuit : 103 000 € obtenus pour nos membres à ce jour, plus 80 000 € en crédit d’impôt édition musicale et 17 000 € en crédit d’impôt spectacle vivant.

Le media resolver

Un profil en doublon sur une plateforme, ta chaîne YouTube qui n’est pas passée en artiste officiel, un titre sorti sur le mauvais profil Spotify ? Tu envoies la demande depuis l’application, elle tombe en direct chez la plateforme, et c’est traité le jour même.

Si tu as déjà vécu ça, tu sais ce que ça vaut : le ticket automatique du distributeur qui ne répond jamais, les erreurs de distribution qui traînent des mois. Le media resolver existe précisément pour ça.

Le support

On s’engageait sur 24 heures. On répond aujourd’hui sous 2 heures, et en réalité sous 30 minutes la plupart du temps : c’est mesuré, sur les sept derniers jours. Ce n’est pas un chatbot, c’est l’équipe.

La déclaration de programme SACEM pour tes concerts

Ça, c’est de l’or en barre, et presque personne ne le fait.

Chaque date que tu joues, rémunérée ou pas, avec billetterie ou pas, te rapporte des droits d’auteur dès que tu joues des titres sur lesquels tu es crédité. À condition de déclarer le programme. Avec billetterie, ça peut représenter environ 10 % de la recette. Sans billetterie, ça dépend trop de la jauge et du lieu pour avancer un chiffre, mais ce n’est jamais zéro. Un concert non déclaré, c’est une répartition SACEM qui ne tombe jamais. Muzisecur fait cette déclaration pour ses membres, date après date.

Tu veux voir ce que ça donne sur ton propre catalogue ?

Un appel gratuit avec un membre de l’équipe. On regarde ensemble tes œuvres déclarées, tes adhésions, tes ISRC, et les aides auxquelles tu es éligible. Sans engagement.

Réserver un appel

Ce qui arrive dans les prochaines semaines

Deux grosses mises à jour sont en préparation.

Un programme d’affiliation, courant octobre 2026. Tu es rémunéré à chaque fois que tu recommandes Muzisecur, avec des commissions qui peuvent monter jusqu’à 70 %. La plupart de nos membres arrivent par un autre membre : autant que ça leur rapporte.

Une roadmap promo. À chaque sortie digitale, toutes les étapes à faire dans le bon ordre pour gagner des streams, des vues et des abonnés. La logique est simple : plus d’exploitation, c’est plus de droits à collecter. Et la collecte, on s’en occupe. Ça rejoint ce que j’explique depuis des années sur la promotion d’une sortie : le problème n’est pas de savoir quoi faire, c’est de le faire dans l’ordre, à chaque fois.

Est-ce que Muzisecur est fait pour toi

Je préfère être clair, parce que je ne veux pas de gens qui rentrent, qui sont déçus au bout d’un mois et qui repartent.

Muzisecur n’est pas un outil que tu apprends à utiliser, c’est un travail qu’on fait à ta place. Si ce que tu cherches, c’est une plateforme de distribution en marque blanche avec des flux DDEX que tu pilotes toi-même, ce n’est pas nous : j’ai écrit une page entière sur ce que Muzisecur ne fait pas pour un label, et je préfère que tu la lises avant l’appel plutôt qu’après.

Muzisecur est fait pour toi si :

  • tu as un catalogue, même petit, et tu n’es pas certain que tout soit déclaré partout où ça devrait l’être ;
  • tu as déjà renoncé à une aide ou à une subvention parce que le dossier te paraissait trop long ;
  • tu signes des featurings, des prods ou des cessions sur la confiance, sans contrat, parce que rédiger prend trop de temps ;
  • tu joues des dates et tu n’as jamais déclaré un programme SACEM ;
  • tu gères un label avec plusieurs artistes et tu passes plus de temps sur l’administratif que sur la musique.

Et si on peut t’aider sans que tu intègres Muzisecur, on le fait avec plaisir. C’est ce que fait l’équipe sur les appels découverte depuis le début, Loïc Gonthier en tête, mon associé depuis la création et lui-même producteur et éditeur : une partie des gens repartent avec trois choses à faire eux-mêmes, et c’est très bien comme ça.

Combien ça coûte

Trois packs, tous avec la distribution digitale incluse et les contrats générés.

PackMensuelAnnuel (par mois)Ce qui change
Starter57 €29 €Toutes les démarches, 10 % de commission sur les dossiers de subvention
Artiste97 €57 €0 % de commission sur les subventions, crédit d’impôt phono, support dédié, soumission aux Grammy
Label199 €99 €Tout le pack Artiste, plus 10 comptes artistes

La retenue de 2 % sur la distribution s’applique dans les trois cas : elle finance le logiciel et le traitement des relevés de royalties. Sur les subventions, la différence entre Starter et les deux autres packs se fait vite : 10 % de commission sur un seul dossier de 3 500 € dépasse déjà l’écart de tarif annuel entre les deux.

Le détail des fonctionnalités par pack est sur la page tarifs, et la gestion de ton abonnement est expliquée dans le tutoriel gérer son compte Muzisecur.

FAQ sur Muzisecur

C’est quoi Muzisecur ?

Muzisecur est un prestataire d’administration de droits pour artistes indépendants et labels, fondé en 2020 par Tarik Hamiche. L’application centralise contacts, catalogue, contrats, distribution digitale, adhésions aux organismes de gestion collective, demandes d’aides et de subventions et crédits d’impôt. Tu renseignes 10 % des informations, l’équipe fait le reste.

Combien coûte Muzisecur ?

Trois packs en 2026 : Starter à 57 € par mois (29 € en annuel), Artiste à 97 € par mois (57 € en annuel) et Label à 199 € par mois (99 € en annuel, 10 comptes artistes). La distribution digitale est incluse avec une retenue de 2 % prélevée à la source sur les revenus de streaming, qui finance le logiciel établissant les relevés de royalties automatiquement.

Muzisecur remplace-t-il mon distributeur ?

Oui dans la plupart des cas : la distribution digitale est incluse dans chaque pack, avec 2 % de retenue. Tu ajoutes tes titres depuis ton catalogue, tu poses ta date de sortie, et l’application te prévient qu’une sortie à moins de 7 jours est risquée. Si tu distribues déjà sous ta propre marque via une plateforme dédiée, Muzisecur vient en complément pour la collecte des droits.

Quels organismes Muzisecur gère-t-il ?

SACEM, SPEDIDAM, ADAMI, SCPP et SPPF en France, avec réutilisation des informations d’un organisme à l’autre. Muzisecur couvre aussi le Canada, la Suisse, la Belgique, le Royaume-Uni et de plus en plus l’Afrique de l’Ouest.

Comment fonctionne le test d’éligibilité aux aides ?

Un test de 3 minutes, mis à jour en continu, qui mesure ton éligibilité à 32 dispositifs d’aides et de subventions. Les informations remplies une fois se réutilisent sur toutes les demandes suivantes : la première prend 10 à 15 minutes, la deuxième une minute, la troisième une vingtaine de secondes.

En combien de temps le support Muzisecur répond-il ?

L’engagement contractuel était de 24 heures. En 2026, le support répond sous 2 heures, et sous 30 minutes la plupart du temps, mesuré sur les sept derniers jours.

Qu’est-ce que la déclaration de programme SACEM ?

C’est la déclaration des titres joués à chaque concert. Toute date, rémunérée ou non, avec ou sans billetterie, génère des droits d’auteur dès que tu joues des titres sur lesquels tu es crédité : avec billetterie, environ 10 % de la recette. Muzisecur la fait pour ses membres.

Conclusion

Si tu ne retiens qu’une chose de cette visite, retiens celle-ci : la partie de ta carrière qui ressemble le moins à de la musique est celle qui laisse le plus d’argent sur la table. Pas parce qu’elle est compliquée, mais parce qu’elle est longue, répétitive, et que personne ne t’a montré comment la faire vite.

C’est exactement ce que la vidéo montre, écran par écran. Et si après ça tu te dis que ça peut te servir, le mieux c’est de réserver un appel gratuit avec un membre de l’équipe. Tu tomberas peut-être sur Loïc Gonthier, mon associé depuis la création de Muzisecur, lui-même producteur et éditeur, fondateur de Lyky Label France et spécialiste des artistes ultramarins.

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Notre but n’est pas de te vendre la solution pour la vendre. Si on peut t’aider sans que tu intègres Muzisecur, on le fait. Trente minutes, sans engagement.

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Déchire tout, Tarik

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